[frouny.fr] el bloug

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lundi 26 septembre 2005

Voyage voyage

"Ca y est! Enfin! Joie, bonheur et volupté! Elle veut bien qu'on sorte ensemble", s'écrit Herbet la mouche après avoir reçu, de la part de celle qu'il convoite, un assentiment. Herbert est une mouche de bien grosse facture : antennes noires, le regard acéré, l'aile agile et la mandibule sure. La taille de son ventre en atteste.

Philia veut donc bien de lui. Il va enfin connaître le bonheur, sa joie culmine et tout est beau autour de lui. Il compte l'emmener chez les Brunet. Ce vieux couple qui fait toujours de trop grands repas, surement une déformation professionnelle de Mr Brunet qui a ouvert pas loin de sept restaurants aux alentours de Muret. Il sait que le repas sera à la hauteur de sa dulcinée et ça le rend encore plus heureux.

Il compte faire démarrer le dîner aux alentours de onze heures, juste au moment de la Star Academy 17, pendant que les Brunet encourageront leur fille qui n'a pas réussi à se faire connaître avec Delarue et s'est donc tournée vers TF1 qui fera d'elle une vraie chanteuse. Ahem. Passons.

Herbert est non seulement fou de joie pour cette victoire, mais aussi parce que tout le monde sera jaloux d'eux, de leur bonheur, des beaux enfants qu'ils feront ensemble et enfin de sa réussite : une belle femme, une superbe poubelle et un décor champêtre inégalable.

Pour fêter tout ce bonheur et surtout pour dépenser son trop plein d'énergie il a décidé de battre la campagne, de voleter à droite à gauche et d'admirer la nature autour de lui. Ha, cette joie qui l'emplit, c'est fou. Il zigzague entre les branches des arbres qu'il croise, esquive avec facilité et dédain les toiles d'araignées posées de façon grossières, admire le travail et l'acharnement d'une colonie de fourmis s'acharnant sur une pomme gâtée. Tout l'amuse et tout n'est que beauté, les feuilles qui bruissent sous le vent d'autan, les crapauds et leurs poses grotesque aux abords du ruisseau.

Herbert suit son périple et profite du bonheur qui l'habite, du superbe ciel d'un bleu indéfini...

*PAF*

"C'était un insecte?
- Ouais, un maous je pense".
Un sourire complice se dessine sur les lèvres des deux occupants de la voiture qui file.

Toute ressemblance avec un certain week-end est elle aussi complètement pas fortuite

mercredi 21 septembre 2005

La loupiotte magique - Acte second

Rappel de la situation : Une lampe mutante est venue me réveiller aux environs de six heures du mat' afin de sauver sa grand-mère qui a été enlevée par une rame de métro. Plutôt que d'y aller les mains dans les poches, j'ai décidé de me préparer et d'attendre la nuit pour opérer.

22h, fin des préparatifs
Lampiotte me regarde avec impatience et son ampoule clignotte faiblement : "Dis, on y va? on y va? on y va?
- Oui, oui. J'essaie de me finir de bricoler une arbalète là.
- Le souci avec ton arbalète, c'est que tu as déjà ruiné deux étagères et chaises pour essayer de la faire..
- Dis de suite que t'as pas confiance!
- Non, non c'est pas ça.. Je me dis juste que ça serait peut-être bien de garder tes meubles..
- Ok, on va se contenter de ma vieille raquette de tennis."

22h10, en avant guingan
Et nous voici partis pour la station Goncourt. On va la libérer la vioc. Le premier qui me les brise, j'y colle un revers dans les dents.
A peine l'air glacé de l'hiver envahit-il nos narines que la ville nous parait hostile. Un parfum de danger vole, et la lumière des lampadaires semble n'éclairer que pour rendre les ombres plus inquiétantes. C'est donc armé de ma raquette de tennis que j'ouvre le chemin. Lampiotte me suis de près, elle a la trouille et je la comprends. Je sens un truc qui me tire la jambe du patalon et qui me dit : "Ouiiiii??
- Tu as pas comme un sentiment bizarre?
- Si, j'ai l'impression que y'a un truc qui va pas.
- Je trouve les lampadaires, je sais pas... plus menaçant que d'habitude.
- Hum..", encore ma splendide répartie qui aura fait une victime.

22h12, les lampadaires me collent les foies maintenant
Je me tourne vers Lampiotte et lui demande "Dis tu les trouves pas poilu les lampadaires là?
- Ha toi aussi tu trouves?
- C'est bizarre non?
- Grave", et ce disant elle regarde le ciel et sa lampe s'aggrandit sous l'effet de la surprise. C'est d'une voix blanche qu'elle me dit : "Arghllllllll...
- Heu, qu'est-ce ...", et je regarde dans la même direction. Merde c'est la pleine lune.
La situation me saute aux yeux comme une balle de golf envoyée à 150 km/h dans les bijoux de famille : des lampa-garous.
Merde va falloir faire gaffe, sinon on pourrait se faire arracher un bras, ou un fil dans le cas de la lampe, en moins de deux : "Lampiotte, essaie de pas trop t'approcher de ces trucs hin, ce sont des lampa-garous je pense.
- Je pense pas, j'en suis sûr."

22h20, à l'intérieur de la station
On croise quelques gens à l'air un peu inquiet. Lampiotte s'est rapproché de moi et je serre plus fort ma raquette. Je regrette de ne pas avoir été pris d'une passion folle pour brico magazine. Au moins je saurais faire une arbalète avec deux boîte d'allumettes et un élastique à cheveux... Nous descendons l'escalier, tournons à droite, on distingue au loin les portiques qui semblent s'ouvrir et se rabattre comme les ports d'un saloon. Une botte de paille roule sur ma gauche pour s'encastrer dans les étals du maraîcher. Nous sommes les nerfs à vif. Le fil de Lampiotte frappe frénétiquement le sol au rythme de ses pas. Nous arrivons sur le quai, direction Chatelet.
Les néons clignottent bruyamment, un siège défoncé est au milieu du quai, une rame de métro est stoppée. Le fil de Lampiotte s'enlace autour de ma jambe, et se serre de plus en plus à mesure que nous approchons du bout du quai.

22h30, le bout du quai de l'enfer
Je la vois, la vieille lampe de chevet. Sa grand-mère nous regarde avec yeux fatigués. Elle s'exclame d'une voix pincée "Ha quand même!
- Mamie?
- T'en as mis du temps pour venir me chercher.
- Comment ça?
- Bin on est sorti, et t'es partie comme une fusée. Du coup j'ai discuté avec le conducteur du train.
- Ho...."
Je comprends à ce moment-là que la lampe mutante s'est vautrée, que sa grand-mère était simplement en train de discuter et qu'elle s'est montée le bourrichon toute seule. Cette lampe m'a fait lever à six du mat', détruire mes meubles, risquer de me faire bouffer par des lampa-garous, et tout ça pour que dalle. Elle a l'air d'avoir compris. Je la regarde froidement, la saisie par le fil et lui dit "Ca tombe bien, je cherchais une lampe pour mes chiottes".

Aujourd'hui
J'ai une lampe magique dans mes chiottes, et c'est supra classe quand même.

jeudi 15 septembre 2005

Alive, it's alive!!!

J'ai pas mouru au cours d'une altercation entre un poireau et une chaise, ni été enlevé par une chauve-souris en mal d'amour. Je suis en train de préparer un truc à la con (comme je sais si bien le faire) et du coup ça me coupe un peu l'inspirage pour les aventures étranges du monde de ma tête.

Promis ça vient vite...

lundi 12 septembre 2005

Et zoup

Bon bin voilà, il était *temps* de me mettre à faire un lailloute à peu près pas complètement trop nul. Donc pour le moment j'ai honteusement pompé le thème de quelqu'un et rajouté des petits space invaders, on verra ce que ça donne avec le temps.

mercredi 7 septembre 2005

La loupiotte magique

Elle se faufile à travers les chaussettes, les caleçons qui jonchent le sol. Tiens c'est du parquet en dessous, se dit-elle. Après avoir évité l'asphyxie à maintes reprises (deux en fait, mais le côté dramatique nécessite une exagération minimum) la voilà arrivée au niveau du sommier. Elle clignote pour essayer de me réveiller, mais rien n'y fait, quand je ronque, je ronque bien et fort. Elle crisse un peu sur son axe. Non toujours rien.

Que faire?

Après quelques autres tentatives de réveil plus ou moins douces, elle se décide à utiliser une méthode plus *radicale*. Un coup de boule plus tard, ou plutôt d'abat-jour, je suis réveillé en m'escrimant d'une voix claire qui montre mon esprit d'à propos au réveil : "Rah? bordel a cul, kessissepass?".

J'ai excessivement mal au front, et comme l'impression d'être dans le soleil tellement la lumière est forte. Je regarde ma montre, enfin j'essaie. Après plusieurs tentatives pour faire de l'ombre je découvre qu'il est 6h du mat. Foutredieu! Un truc cloche là, une lumière plutôt hardcore m'attaque l'oeil à 6h du mat. Je tente : "Georges? Poulpy?
- Non c'est moi, Lampiotte.
- Hing? (ma répartie légendaire m'étonnera toujours)
- Lampiotte, la lampe mutante.
- Ha, oui bien sur, la lampe mutante...
- Non mais tu me connais pas hin.
- Je me disais aussi, une lampe mutante ça se remarque généralement dans les relations.
- Tu crois?
- Oui, j'en suis sur. En revanche, si tu pouvais baisser ta lumière ça serait super sympa, parce que là, je sais que j'ai déjà besoin de Biafine, alors on va éviter d'appeler le service des grands brulés, non?"
Quelques UVA et UVB en moins plus tard.
"Là, c'est mieux?
- Ouais merci. Bon, tu viens me réveiller à 6h du mat' pour une raison non? Alors autant qu'on en finisse assez vite parce que j'ai vraiment sommeil et j'ai posé un RTT pour aujourd'hui, donc tu comprendras que me lever à 6h du mat parce qu'une lampe veut me parler, ça va aller cinq minutes, pas plus.
- Bin en fait voilà, blablablablalba.........blabli."
En gros, entre les blas et le bli final elle m'explique qu'une honteuse rame de métro vient de kidnapper sa grand-mère (une lampe de chevet tout ce qu'il y a de respectable) et qu'il serait vachement sympa de ma part de participer à sa récupération.
Super, on me réveille à une heure indue pour aller récupérer une vieille loupiotte au fin fond d'une station de métro à la con. Je ne peux que lui répondre "Ok...
- Trop bien, t'auras des bitchous en récompense.
- Super... et 15 euros ptet?
- Non, on est raide.
- D'accord, de toute manière me fait toujours enfler quand je vais aider.. C'est par où?
- Par ici, mais ça serait peut-être mieux pour toi si tu n'y allais pas à poil...
- Bien vu."

J'enfile mes vêtements et suit la lampe mutante en direction du métro.

To be continuaide..

lundi 5 septembre 2005

Joe Plâtre VS Junior Parpaing

Ceci est une histoire de : Les super-heros du chantier mutant

Joe et Junior se retrouvent dans un chantier mutant. Nos deux protagonistes sont des super-héros, mais ils ne peuvent se saquer sans se pouttrer joyeusement la gueule. Que va-t'il se passer?

Joe est là, je le sens, j'entends presque les battements de son coeur qui s'affole. Joe Plâtre m'attend avec sa truelle armée de son nouveau plâtre à l'amiante de cayenne. J'ai déjà vu ce que donnait cette arme sur un ours, et je ne pensais pas voir un truc aussi gros pleurer aussi fort de douleur.
Il parait que Joe est aussi capable de décapiter un criquet à 150 mètres en lançant sa truelle, mais contre ça j'ai trouvé la parade : eviter d'être habillé de près ou de loin en criquet.

Ce Parpaing, je vais lui défoncer le crâne si je le vois. Je sens qu'il a la pétoche, ça s'entend d'ici. Même ses chaussures couinent de trouille. Je vais lui faire sa fête et ma truelle aura eu sa ration de sang mensuel (non pas menstruel, mais vous aurez corrigé de vous-même). J'ai entendu dire qu'il avait une certaine habileté avec les parpaings, surtout son fétiche. On m'a raconté qu'il pouvait faire des carreaux sur des boules collées au cochonet sans le décaniller, donc autant dire qu'il est quand même plutot habile.

J'entends sa truelle qui racle le mur.

Son parpaing est là, je l'entends qui appelle la mort.

Il est là!!! je le sais!!!

YAAAAAAAAAAAAAAh!!

Joe : "Tiens, heu salut Junior.
- Salut Joe.
- Ca va?
- Heu oué et toi?
- Hum...
- Ahem....
*Nos deux héros se jaugent du regard*
- Dis t'aurais pas vu un sac de plâtre? Je crois que Sam la pelle est en cavale et heu bon voilà... Je me disais que peut-être t'aurais vu un sac de plâtre dans le coin pour me dépanner.
- Non, mais je pense que y'en a, on est sur un chantier.
- D'accord, je vais chercher.
- Salut.
- Salut."

Et voilà, nos super-héros ont pris sur eux-même afin de ne pas gréver le monde d'un d'entre eux, ou pire, des deux.